
Au Canada comme au Luxembourg, le rôle et les missions de l’orthophoniste sont sensiblement les mêmes que celles du logopède belge ou de l’orthophoniste français. Il est donc envisageable d’exercer dans ces pays lorsque l’on possède un diplôme belge ou français, à condition d’obtenir une équivalence.
Exercer au Québec
Au Québec, les étudiants s’orientent dès le premier cycle en audiologie ou en orthophonie. Ils effectuent leur choix définitif au second cycle et peuvent exercer une fois le diplôme de Maîtrise en Orthophonie obtenu et l’approbation de l’Ordre des Orthophonistes et Audiologistes du Québec. Sachez que depuis plusieurs années, le Québec compose avec une pénurie d’orthophonistes ce qui pose d’importants problèmes. Les listes d’attentes et le délai sont impressionnants (un an pour un rendez-vous dans certaines régions !).
La province met donc en place des solutions à plus ou moins long terme. L’une d’elle nous concerne puisqu’il s’agit d’accueillir des professionnels étrangers francophones. Le gouvernement québécois a lancé des campagnes de recrutement de jeunes licencié(e)s des universités belges ces dernières années et quelques dizaines de logopèdes ont tenté l’aventure. Pour être reconnu équivalent, un diplôme obtenu hors du Québec doit attester que son titulaire possède les mêmes connaissances et habiletés que le titulaire d’un diplôme québécois. Après avoir analysé le parcours de l’étudiant, c’est le bureau de l’Ordre des Orthophonistes et Audiologistes du Québec (O.O.A.Q) qui donne la décision d’équivalence. Concernant les personnes dont le diplôme n’est pas reconnu équivalent, ce même Ordre se chargera d’apprécier si la formation permet ou non d’exercer le métier d’orthophoniste dans leur pays. Sachez toutefois qu’une expérience professionnelle « pertinente » d’au moins cinq ans est requise dans ce cas.
Légalement, le diplôme français ainsi que le diplôme suisse ne sont pas reconnus comme équivalents. Cependant le pays ne leur ferme pas ses portes et des solutions individuelles peuvent être proposées. C’est donc au cas par cas que se rendent les décisions, et les mesures et possibilités d’accueil des orthophonistes étrangers sont étudiées par le Ministère de l’Education québécois en collaboration avec l’Ordre des Orthophonistes et Audiologistes du Québec. De nombreuses solutions sont envisagées (programmes de mise à niveau, stages d’équivalence, examens,...) lorsque l’Ordre estime que la formation n’est pas équivalente à celle d’un orthophoniste diplômé au Québec. Si l’aventure vous tente, la première chose à faire donc : prendre contact avec l’O.O.A.Q. Tout diplômé doit effectuer cette démarche pour avoir le droit d’exercer au Québec. La procédure et les démarches nécessaires pour partir exercer là-bas sont relativement longues et coûteuses.
Toutes les démarches administratives sont décrites sur le site de l’O.O.A.Q. Vous y trouverez toutes les informations officielles, le dossier d’équivalence à télécharger et même le témoignage très intéressant d’une étudiante qui a fait ce choix et explique son parcours.
Le site de l’OOAQ (le lien vous emmène directement à la partie concernant les procédures d’équivalence) : www.ooaq.qc.ca/Admission/pgAdmission.html
Voici le site du ministère de l’immigration où vous trouverez diverses infos concernant le logement, le travail et la vie au Québec : www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/index.asp
Le site de l’Association Canadienne des Orthophonistes et Audiologistes (A.C.O.A) : www.caslpa.ca/francais/index.asp